POULLIN PJ-5A

F-PDVP

 

 

Une légende du ciel à la sauce « CNRA »

Ces origines remontent dans les années 20 avec le Taylor Cub qui donnera naissance avec le constructeur aéronautique « Piper Aircraft Company » au légendaire « Cub J3 ». Il sera décliné dans une version militaire, le « L4 Grasshoppers », pour la mission d'avion léger d'observation et de liaison que recherchait l'armée américaine avec son entré en guerre en 1941. Il fut produit à environ 5 500 unités de cette version, ils furent utilisés sur tous les fronts et ils deviendront aussi célèbres que les « Jeeps » ou C-47 « Dakota », un symbole de la libération alliée ! Après la guerre ils firent et font toujours le bonheur d e nombreux aéro-clubs qui l'apprécient pour sa simplicité d'utilisation et d'entretien jamais égalé ce pourquoi les militaires avaient choisi le Piper !
Un certain nombre de L-4 non-état de vol ou des éléments importants de ce type d'avions laissé en France par l'armée américaine après 1945 furent récupéré par des passionnés comme Jean POULLIN qui les reconstruits sous registre CNRA (construction amateur) en y apportant certaines modifications et les surnommes «POULLIN PJ5A».
Il y aurait eu 5 ou 6 POULLIN PJ5A reconstruits et immatriculés dont quatre serait encore état de vol actuellement (2004).

Le POULLIN PJ5A, N°4, F-PDVP

Le POULLIN PJ5A, N°4, reçu son CNRA et immatriculé F-PDVP le 02 Avril 1948 pour la société ARS de Villefranche sur Saône. Il est vendu le 26 Janvier 1949 à Monsieur Georges BERLAND de Tours, pour être ensuite revendu l'année suivante à l'Aéroclub de Touraine.
Il est inactif de 1954 à 1957 avant d'être cédé le 03 Mai de cette même année à l'Aéroclub «  les Ailes du Maine » au Mans. De nouveau inactif de 75 à 83, il est revendu Monsieur Raymond RODRIGUEZ de Mulhouse, le 17 Juillet 1974.
Le 13 Janvier 1977, il change de nouveau de propriétaire pour Monsieur Jacky ALBISSER de Oberbruck qui le vend trois plus tard à Denis PEZ et Denis WOJTAS le 28 Octobre 1980 avant radiation. En 1983, il fut restauré et vole depuis pour l'Aéroclub d'Oberbruck.

Texte : ERIC JANSSONNE